Lorsque les acteurs se piquent de s'adonner à la chanson, et se mettent à vouloir faire un disque, on peut - et les bacs à solde en conservent trop de traces - s'attendre au pire... Robert Mitchum, pourtant en pleine gloire à cette époque (1957), a judicieusement fait un sort à sa propre importance pour se fendre d'un disque de calypso au moment même où Harry Belafonte, tenant du style, cartonne avec son album Calypso... Dans ce Calypso Is Like So à mille lieues du suranné, tout y est: Moiteur, chaleur, alcools, sensuelles créatures, arrangements ad-hoc, parfois surprenants, et surtout un impayable accent pseudo-cubain qui contraste avec l'idée que l'on se faisait du personnage... Quelle classe, ce Robert!
The Rin Tin Tin method is good enough
for me. That dog never worried about
motivation or concepts and all that junk
Robert Mitchum
