samedi 31 janvier 2009

The Guilloteens - Action Action Action

Il aura suffi qu'Elvis Presley présente ce garage-band comme le meilleur groupe de Memphis (le fait qu'il soit l'ami d'enfance de l'un des musiciens n'y est peut-être pas pour rien) pour qu'ils décrochent un contrat sur le label HBR. Ils vont enregistrer cinq singles et se produire de manière intensive entre 1965 et 1966 mais le groupe, considéré aujourd'hui comme l'un des meilleurs combos du Memphis des sixties, sera éclipsé avant d'avoir pu enregistrer un album et tombera dans l'oubli jusqu'à cette édition intégrant tous leurs singles ainsi que des enregistrements annexes. Action! Action! Action!

vendredi 30 janvier 2009

Skip James - The Complete Early Recordings

Comme Blind Willie Johnson, Skip James tire la force de son blues d'une inspiration religieuse, sans pour autant renier le contexte social - et racial - qui hante l'Amérique d'alors. Après avoir chanté aux abords des églises et dans les bars du Mississippi, Il part, au début des années 1930, tenter sa chance à Jackson, capitale de l'état. Il enregistre plus de trente titres, parmi lesquel 'Devil Got My Woman', 'Cypress Grove Blues', 'Hard Time Killin' Floor Blues', pour lesquels il empochera quarante misérables dollars, et abandonnera ses projets pour devenir chef de chœur dans une église baptise. Dans les années soixante, des "défricheurs" l'extirperont de l'hôpital où ils l'ont déniché pour le propulser à la tête du Blues Revival, alors très en vogue aux États-Unis comme en Angleterre. Malgré cela, Skip James gardera toujours ses distances avec cette white-blues-beat-generation et continuera, jusqu'à sa mort, de chanter le blues qui l'habitait lorsqu'il parcourait les routes du Mississippi.

jeudi 29 janvier 2009

The Trashmen - Surfin' Bird

Lorsqu'on parle des Trashmen, même le cancre du fond de la classe se réveille et lève le doigt pour répondre 'Surfin' Bird'. Il faudrait peut-être un peu dire qu'ils n'ont pas pondu qu'un seul morceau et que l'on compte dans leur carrière un certain nombre de superbes compositions. Voilà donc de quoi se rattraper avec leur premier album augmenté de quelques démos!

mercredi 28 janvier 2009

Charles Mingus - The Clown

Que celui qui n'est pas happé par le solo de contrebasse dès les premiers instants de cet album et ne bat pas la mesure à la cinquante-et-unième seconde soit condamné à écouté trois fois de suite l'intégrale de Carlos Santana. 'Haitian Fight Song', qui célèbre la révolte des esclaves haïtiens menée en 1871 par Toussaint Louverture, fait partie des titres les plus puissants de l'histoire du hard-bop et ouvre ce magnifique The Clown (1957), pour, avec les autres titres, composer un des meilleurs disques de Charles Mingus. Une autre version de 'Haitian Fight Song', également superbe, plus rapide, figure sur l'album Mingus 5 (1963) sous le titre 'II BS'.

lundi 26 janvier 2009

Wild Billy Childish - Crime Against Music

Tout le monde connait Billy Childish, enfin... à considérer la production du gazier, on se demande parfois s'ils ne sont pas plusieurs dans cette petite carcasse... Ce Crime Against Music (Blues Recordings 1986-99) compile ses enregistrements blues, à savoir les deux albums I've Got Every Things Indeed (1987) et I Remember (1988), plus des titres glanés ici ou là et quelques inédits où le Wild Billy Childish joue à la fois la carte de l'exercice de style en réarrangeant ses propres compositions, celle de l'hommage en reprenant McDaniel, Reed, Son House, Leadbelly, Dylan, John Lee Hooker... et peut-être celle de l'humour en imaginant les puristes sauter au plafond de le voir se créditer 'Mister Elisabeth'! (alors que, comme chacun sait, le compositeur de cette musique est le très connu appalachien Unknown), mais... si les cowboys sont carrés; les indiens sont-ils pour autant ronds ?

dimanche 25 janvier 2009

The Legendary Stardust Cowboy - Live in Chicago

'The Ledge' alive and well rockin' ! A cinquante piges passées (lors de cet enregistrement), Norman Odam et son foutu rock'n'roll décoiffe toujours autant!!!

samedi 24 janvier 2009

Songs in the Key of Z - Vol.2

Second voyage dans The Curious Univers of Outsider Music avec, là encore, rien que de la star: Bingo Gazingomy Robot Friend, Thoth, Tangela Trioli, Gary Mullis...

Chusid takes us through the musical looking glass to the other side of the bizarro universe, where pop spelled backwards is ... pop? A fascinating collection of wilder cards and beyond avant talents. (Lenny Kaye)

vendredi 23 janvier 2009

Songs in the Key of Z - Vol.1

Très justement sous-titrée The Curious Universe of Outsider Music, cette compilation en deux volumes, compagnon du livre éponyme de Irwin Chusid, nous offre un beau panorama des ovnis issus de ce que l'on appelle l'Outsider Music. Des artistes qui, par choix, par naïveté, par impossibilité (technique, mentale...), se baladent hors des sentiers balisés, qu'ils soient musicaux ou commerciaux. Que des tubes, on s'en doute, réalisés par des artistes aussi connus que Darwin Gross, Eilert Pilarm, Luie Luie... mais aussi, sur ce premier volume, Daniel Johnston, The Shaggs, Captain Beefheart, Jandek, Wesley Willis, et une rare démo de Joe Meek: Telstar... chanté!

Irwin Chusid has written a meticulously researched and passionate cry shedding long overdue light upon some of the guiltiest musical innocents of the twentieth century. An indispensable classic that defines the indefinable. (John Zorn)

mercredi 21 janvier 2009

Blind Willie Johnson - The Complete BWJ

Dans la grande famille du blues, les 'blind' sont légion. Ce qui distingue Blind Willie Johnson, outre le fait qu'il ait composé une trentaine de chansons magnifiques entre 1927 et 1930, c'est qu'à l'heure où vous lisez ces lignes, il se balade quelque part aux confins du système solaire, avec son titre 'Dark Was The Night, Cold Was The Ground'. On sait peu de choses sur Blind Willie Johnson, on situe sa naissance entre 1897 et 1900, certains disent qu'il est mort dans l'incendie de sa maison, d'autres affirment que c'est une pneumonie contractée en vivant dans les ruines de celle-ci qui lui a été fatale, sans qu'aucune date précise ne soit, là non plus, avancée, puisque l'événement se situerait entre 1945 et 1949. Manifestant très tôt une vocation de prédicateur, Blind Willie Johnson gagne sa vie aux carrefours des routes du Texas en chantant de sa voix rauque un blues religieux, mais sans la moindre mièvrerie, car ancré dans la grande dépression qui frappe alors les États-Unis. Il s'installe près de Dallas en 1927, et dès cette année, démarre l'enregistrement de cinq sessions pour Columbia, seul ou en duo avec sa femme. Les dernières sessions sont enregistrées au tournant des années 1930, à La Nouvelle-Orléans et à Atlanta. Blind Willie Johnson s'éloigne ensuite définitivement des studios sans cesser de se produire en public, jusqu'à la fin de sa vie, principalement dans des églises baptistes.

mardi 20 janvier 2009

Sonny Burgess - We Wanna Boogie

Le premier single de Sonny Burgess sort sur le label Sun en 1956. Avec Red Headed Woman/We Wanna Boogie, Sonny Burgess balance un rockabilly sauvage aux influences rhythm and blues très marquées qui va vite le faire sortir du lot, d'autant que le personnage est à l'avenant: lors de ses concerts il apparait les cheveux teints en rouge, costard, chemise, chaussettes, chaussures et guitare du même tonneau, bref, pas des plus discrets à l'époque. Surnommé à juste titre 'The Arkansas Wild Man', il restera chez Sun jusqu'en 1959, le temps d'enregistrer une série de singles qu'on retrouve également sur cette compilation.

lundi 19 janvier 2009

Television Personalities - Where's Bill Grundy Now?

En 1978, plus d'un punk a crié à l'arnaque en calant le EP Where's Bill Grundy Now? sur sa platine. Evidemment, avec un titre intitulé 'Part-Time Punks' et un autre qui rend hommage au malheureux présentateur TV viré pour avoir en 1976, incité les Sex Pistols a prononcer des mots aussi légers que 'dirty bastard', 'dirty fucker' ou 'fucking rotter' à une heure de grande écoute, le tout emballé dans une pochette fabriquée dans la cuisine, rien ne laissait supposer du contenu. Il est vrai qu'en pleine explosion punk, le groupe de Dan Treacy détonait sacrément avec ses petites ritournelles hantées par Syd Barret, les Kinks, les Creation, les Who période Mod, et ses références appuyées (Joseph Losey, Oscar Wilde, Andy Warhol, Ken Loach, Oliver Reed, Pablo Picasso, Malcom Mc Dowell, Jean Renoir, Desmond Davis...). Peut-être pas punks, les TV Personalities, mais un grand groupe, en tout cas, qui comme quelques autres, est parti de la case mépris pour arriver à la case culte, mais sans passer par la case succès. A recommander, le site non-officiel A Day In Heaven, qui, en plus d'être très bien documenté, offre quelques raretés en téléchargement.

dimanche 18 janvier 2009

Klimperei & Pierre Bastien - Mécanologie portative

Ce disque, sorti en 1998, a vu le jour à l'initiative du label nantais Prikosnovénie, qui avait été intéressé par l'Eggs Air Sister Steel de Pierre Bastien, sur lequel sur apparaissait Klimperei (Françoise et Christophe Petchanatz). Les musiciens vont entreprendre la construction de l'album par correspondance, Pierre Bastien adressant des séquences mécaniques, des lignes de basses ou des mélodies à la trompette, à Klimperei, qui va les assembler et les orchestrer pour obtenir au final les dix-huit titres de ce disque mécanique à deux voix où, au mécanium, à la contrebasse et à la trompette de Pierre Bastien répondent claviers, guitare, maillets, flûtes, cendrier, pèse-lettres, tenailles, peigne, théière... de Klimperei, pour construire un univers à la fois cocasse et grave, proche de celui de Pascal Comelade, Nino Rota, Erik Satie, ou de l'injustement oublié Penguin Cafe Orchestra.

Lien supprimé à la demande de Klimperei
Link removed by request from Klimperei

samedi 17 janvier 2009

The Fall - The Legendary Chaos Tape

Le titre d'une compilation sortie en 2004 nous disait que 50,000 fans de The Fall ne peuvent pas se planter... Mégalo le Mark E. Smith? peut-être... Teigne, à coup sûr, si on considère que le leader du groupe post-punk anglais à la carrière la plus longue, puisqu'elle dure encore, a, en plus de trente albums et autant d'années d'existence, épuisé un nombre relativement conséquent de musiciens (dont sa première épouse). Chez The Fall, en effet, c'est Mark E. Smith qui décide de tout, il dirige le groupe avec une poigne de fer et, si on lui tient tête, ça donne vite dans le coup de poing. Finalement, c'est peut-être ça, The Fall... Une sale tête de con, à demi-poivrot, avec des manières de hooligan, nourri de Can, du Velvet, de Presley, de northern soul et de punk, et qui nous pond depuis 1978 des trucs foutrement remarquables!

Whatever I did would have to be better
than most of the so-called punk shite
I was hearing at the time
Mark E. Smith

vendredi 16 janvier 2009

Johnny Burnette Trio - Complete Coral Recordings

Johnny Burnette (chant, rythmique), son frère Dorsey (contrebasse) et Paul Burlison (guitare solo) ont enregistré pour le label Coral parmi les plus belles plages de l'histoire du Rockabilly. Des sept séances qui courent de mai 1956 à mars 1957, entre New-York et Nashville, vont sortir des titres imparables comme 'Tear It Up', 'Train Kept' A Rollin', 'All By Myself', 'Rock Therapy', 'Touch Me'... Les compositions sont exceptionnelles, et les musiciens... Johnny Burnette chante, crie, soutenu par une rythmique débridée et Paul Burlison y va de lignes presque be-bop ou balance de la fuzz sur les titres les plus envoyés. C'est spontané, exubérant, sauvage... en deux mots: Gé-nial!

jeudi 15 janvier 2009

Captain Beefheart - Trout Mask Replica



Bon, à force de poster des billets sur des musiciens qui citent le Captain Beefheart comme une influence majeure (et il y en aura certainement d'autres), il était grand temps de lui rendre hommage (et en profiter pour lui souhaiter un bon anniversaire, puisqu'il souffle aujourd'hui même ses soixante-huit bougies!). Trout Mask Replica sort en octobre 1969. On n'a pas encore mis le nez dans la musique que déjà la pochette nous saute à la figure. Lorsqu'on retourne l'objet, apparaissent des titres aussi poétiques que 'Dachau Blues', 'Pachuco Cadaver', 'China Pig'.... Une belle entrée en matière qui s'affirme une fois la galette en place. Ce Don Van Vliet est décidément barge! Ce disque, produit par Frank Zappa, ne fait pas l'unanimité au sein des aficionados du Capitaine, mais c'est incontestablement le manifeste le plus écorché et le plus expérimental qu'il ait pondu dans sa géniale carrière. Vous avez dit dada?

Captain Beefheart is the most important musician to
rise in the Sixties,
far more significant and far-reaching
than the Beatles; as important for
all music as Ornette
Coleman was for jazz, as Leadbelly was for the blues.

Lester Bangs

mercredi 14 janvier 2009

Faust - The Faust Tapes

Cadavre exquis conçu comme une seule pièce musicale composée de 26 passages ou s'entrecroisent et se mélangent titres 'classiques' pop ou rock et cut-ups expérimentaux, le tout enregistré entre 1971 et 1973, Faust Tapes n'était pas, au départ, destiné à une sortie officielle, mais réservé aux amis du groupe qui souhaitait leur faire partager leur travail hors studio. Racheté par Virgin pour presque rien et vendu moins de 50 pences à l'époque, il s'en écoulera 50.000 exemplaires. Le disque atteindra la dix-huitième place dans les charts du Melody Maker avant d'en être purement et simplement retiré, Virgin craignant, devant ce succès, d'avoir à represser un album dont le coût de production était supérieur au prix de vente. La réédition CD proposée ici permet un accès direct à chaque piste tout en laissant à l'auditeur la possibilité de l'écouter d'un seul trait. Très pratique d'utilisation, mais beaucoup moins amusant que la version vinyle où l'exercice dit de 'l'oeil du sillon' départage les plus assidus auditeurs.

The Faust Tapes was the social phenomenon of 1973,
and it finally brought the true avant garde into
everyone's
living room, for a short while at least.
Julian Cope

It's been a nice (historic) role

first call the name and then the code
first call the code and then the name
i think it's still a funny game
ROCK OFF!!!
J'ai mal aux dents

Mediafire

Mediafire effectue actuellement des opérations de maintenance, ce qui rend impossible l'accès aux fichiers, tant en download qu'en upload, en espérant que cela se règle rapidement, le Dr Faustroll vous remercie de votre patience, en attendant, les prochains posts se feront sur Megaupload.
Mediafire is operating some maintenance on the server, You just can't download, Dr Faustroll just can't upload or access files. Hope this will not take too much time... 'till they fix the problem, posts will be on Megaupload.

mardi 13 janvier 2009

Dominique Grimaud - Slide

Agitateur musical depuis les années 70, Dominique Grimaud est le fondateur des groupes Camizole et Vidéo-Aventures. Il dirige également Les Zut-O-Pistes, une collection discographique dédiée à l'édition d'archives musicales d'artistes tels Pascal Comelade, Pierre Bastien, Klimperei... et a publié plusieurs ouvrages sur l'underground musical français. En mai 1998, il crée Slide, une installation visuelle et sonore composée de machines musicales déclenchées par des détecteurs de mouvements et où, muni de sa steel guitare et d'une guitare électrique préparée, seul ou accompagné d'autres musiciens, il donne des "concerts de poche" de durée variable, à la frontière du blues, du rock et de l'improvisation. Le projet est porté en studio, avec les treize musiciens participants et sort en 1999 sur le label Vand'Oeuvre.

lundi 12 janvier 2009

Screaming Lord Sutch - Story

Dans la grande famille des décoiffés du rock'n'roll, je voudrais le père... Bonne pioche! Screaming David Edgar Lord Sutch fut en effet le premier rocker à procurer un camouflage capillaire à ses oreilles. Fan de Boris Karloff, Bela Lugasi et du rock'n'roll, vouant une admiration sans bornes à Screaming Jay Hawkins, David Edgar Sutch va mixer le tout pour en sortir ce personnage de Screaming Lord Sutch et donner, dès le début des années 60, avec son groupe, The Savages, des concerts à la mise en scène délirante, à grand coups de cris de terreur, d'arrivée en cercueil, de squelettes, de filles en bikini... En 1961, ils enregistrent le single My Big Black Coffin dans l'appartement de Joe Meek et ce dernier inflige au titre un tel traitement que le début sonne comme la bande-son d'un film porno. Ils le rebaptisent Till the Following Night (premier titre de cet album) afin de le placer plus facilement mais cela ne suffira pas à lui faire passer la censure de la BBC. A contrario, cette interdiction donnera au public l'envie de les découvrir davantage et ils enregistreront encore cinq singles avec Joe Meek avant qu'un différend financier ne mette fin à l'aventure. Fier de ce (relatif) succès, le bouillant David Sutch va, en parallèle, se lancer en politique en créant le 'National Teenage Party' (qui devait s'appeler 'Sod 'Em All Party') en 1963 et il se présentera aux élections pendant près de quarante ans, pour récolter un total d'environ 15.000 voix. En 1964, il crée 'Radio Sutch', une radio pirate montée avec trois bouts de ficelles qui balance du rock'n'roll (dont le sien) et des lectures d'extraits de L'amant de Lady Chatterley ou Fanny Hill, grands classiques de la littérature érotique, sur des ondes à l'époque bien frileuses. Après bien d'autres aventures, qu'il serait trop long d'énumérer (ceux que ça intéresse peuvent jeter un oeil ici), Screaming Lord Sutch regagnera définitivement son cercueil, en 1999, à l'âge de 59 ans. Story compile les singles de la période Joe Meek, beaucoup plus trash que l'ère heavy-rock du Screaming Lord Sutch & Heavy Friends.

dimanche 11 janvier 2009

Gene Vincent - That Be-Bop-A-Lula-Cat

Il y a ceux qui disent que c'est Elvis Presley qui a donné à Gene Vincent le goût du rock'n'roll... Il y a ceux qui pensent que Gene Vincent est la réponse du label Capitol au succès du premier... Et il y a ceux (dont le Dr Faustroll) qui affirment que Vincent Eugene Craddock est le plus pur et le plus sauvage rock 'n' roller que la terre ait porté ! Cette compilation, sous-titrée Rare & Unreleased Recordings 1963-'71, est éditée, à 500 exemplaires, par Virginia Records, à l'occasion du 35ème anniversaire de sa mort et contient de véritables raretés: des sessions radio de 1963, 1969, 1971, des répétitions et des extraits d'un concert à Lyon en 1967, des démos de 1969 et last but not the least, une interview accordée à la Radio Suisse Romande en 1967 (en français avec interprète)... Que demander de plus?

I'm a rock'n'roller and I'll die a rock'n'roller
Gene Vincent

vendredi 9 janvier 2009

Roky Erickson - More Power To You

Le GRAND Roky Erickson en solo et acoustique, au Soap Creek Saloon d'Austin, en 1984. Lors de ce concert, Roky joue sur des extraits de son livre Openers, écrit durant son séjour au Rusk State Hospital, où il fut interné de 1969 à 1972...

Jesus is not a hallucinogenic mushroom...
Roky Erickson

jeudi 8 janvier 2009

Guigou Chenevier - Le diapason du Père Ubu

Guigou Chenevier débute sa carrière musicale en 1976, comme batteur au sein du groupe dada-rock Etron Fou Leloublan, qui fera partie en son temps du réseau européen Rock In Opposition. Touche-à-tout génial et insatiable, il enchaînera les expériences musicales dans des groupes comme Encore + Grande, Buga Up, Les Batteries, Volapük... ainsi que les collaborations avec un nombre conséquent de musiciens, les happenings, les illustrations sonores pour des films muets ou des spectacles, etc. Le diapason du Père Ubu est la musique du spectacle qui fut créé pour donner vie à l'orchestre imaginaire que Alfred Jarry voulait voir jouer lors de la première de Ubu Roi. Fanfare déjantée dans laquelle on trouve des intruments comme le paralipomène à coulisse, le padophone, l'ubuphone ou la clarinette intestinale... Pataphysiquement indispensable!

mercredi 7 janvier 2009

Charlie Feathers - Jungle Fever

Rares sont les artistes rockabilly qui ont en leur temps développé une musique aussi primitive et habitée que celle de Charlie Feathers et c'est sans doute ce qui lui empêche de prendre la moindre ride. Malheureusement, celle-ci, à l'image du bonhomme, fut trop brute de décoffrage pour se faire accepter par le plus grand nombre. Même Sam Phillips, le patron des studios Sun, qui pourtant le signe pour quelques singles, va laisser tomber l'affaire. Charlie Feathers va ensuite se retrouver sur une multitude de labels (Flip, King, Meteor, Kay, Walmay, Holiday Inn...) avant de fonder le sien dans les années 70.Il continuera de jouer jusqu'à sa mort, survenue le 29 août 1998. Non, les Cramps ne s'y sont pas trompés (d'ailleurs, s'y sont-ils jamais trompés) en mettant en lumière ce Charlie Feathers réservé jusque là à une poignée de puristes.

Some tough goddamn stuff, baby. Damn sure is!
Charlie Feathers

lundi 5 janvier 2009

Jac Berrocal - Fatal Encounters

Artiste hors normes, pilier de la scène alternative française depuis près de quarante ans, le trompettiste dada Jac Berrocal multiplie les expériences et les collaborations tous azimuths en mélangeant rock, punk, free-jazz, expérimental avec un réel talent. Parmi les musiciens qui ont travaillé avec lui, on trouve, entre autres, Irmin Schmidt et Jaki Liebezeit, de Can, Pascal Comelade, Pierre Bastien, James Chance, Lol Coxhill, Jacques Thollot, Jean-François Pauvros (au sein du groupe Catalogue) ou Vince Taylor, qu'on entend sur cet album 'parler' son titre 'Rock'n'Roll Station'.

dimanche 4 janvier 2009

Shutdown 66

Une des meilleures compilations 60's US Teen Beat. Sorti en 1991 sur le label Ernie Douglas (ERN-66), cet album contient de véritables perles, parmi lesquelles les magnifiques 'Back Again' par The Uncivilized et 'Killer Of Men' par les Royal (ou Royale) Coachmen sur lesquels le Dr Faustroll serait ravi d'obtenir des informations.

samedi 3 janvier 2009

Pip Proud - Eagle-wise (1968-69)

Pip Proud est compositeur, musicien, poète, romancier, auteur de théâtre. Considéré dans les années soixante comme la réponse australienne à Bob Dylan, il sort deux albums, De Da De Dum, en 1967, et A Bird In The Engine, en 1969. On peut se demander pourquoi cette comparaison avec Dylan, car l'oeuvre de Pip Proud est bien plus proche de celles de Syd Barrett, Skip Spence, où même du Roky Erickson acoustique. Souffrant de paraplégie spastique, qui provoque des troubles de coordination des mouvements, il commence à jouer de la guitare en guise de thérapie et va naturellement y plaquer ses textes décalés. Les relations de son frère Geoffrey, peintre connu, vont lui permettre de publier De Da De Dum à (très) petit tirage, en 1967. Quelques passages dans des shows télévisés le feront remarquer de Polydor qui signera Adreneline and Richard, un 'remake' de son premier album. Il sort A Bird In The Engine un an plus tard, toujours en solo, les quelques musiciens pressentis pour l'accompagner ayant échoué à s'adapter à ses compositions. Le succès rencontré en Australie le pousse à se rendre à Londres où il espère être mieux compris, mais malgré quelques contacts avec Apple ou Dandelion, le label de John Peel, il se retrouve vite seul et désargenté. A son retour, en 1970, Pip Proud est tombé dans l'oubli et va abandonner la musique pour vivre de petits boulots. La vague lo-fi-home-made-folk du milieu des années 90 va le replacer sur le devant de la scène et ses deux albums (moins deux titres) seront réédités sur ce Eagle-wise. En 1998, sort One Of These Days, compilation d'anciens et de nouveaux enregistrements suivie par Oncer (2000) , A Yellow Flower (2001), et Catch a Cherub (2002), une collaboration avec le guitariste Tom Carter.

Jazz is dangerous thing for us guys who sing...
Pip Proud

vendredi 2 janvier 2009

Zoogz Rift - Amputees in Limbo

Lorsqu'il faut classer Zoogz Rift quelque part, on le retrouve souvent coincé entre Papy Creamcheese et le Capitaine Coeur-de-Boeuf. Il est vrai que la musique de Robert Pawlikowski, par son côté déjanté free-rock-dada-jazz post-atomique, peut faire penser aux travaux des deux pré-cités, mais elle dépasse largement le copié-collé pour brouiller davantage les pistes et les étiquettes. Peintre, musicien, écrivain, très inspiré par le mouvement surréaliste et Dada, Zoogz Rift sort son premier album With No Apparent Reason en 1976 et en réalisera près de cinquante jusqu'en 2003.

Zoogz Rift is unique and enjoyable
John Cage

jeudi 1 janvier 2009

Lost And Found - Everybody's Here

Lost And Found, dont le premier nom est The Misfits, débarquent à Houston en 1965 pour honorer un contrat de six mois au Living Eye club. Ils rencontrent Roky Erickson, qui les présentent à Leland Rogers, du label International Artists, et sortiront cet album en 1967. La filiation avec le 13th Floor Elevators est évidente, Ils reprennent 'Don't Fall Down' et glissent le fameux jug sound dans le titre 'Let Be Me'. Ils sortiront un second album, sobrement intitulé Number 2, en 1973 et deux singles hors albums, le premier en 1967 et le second, superbe, en 1968. On peut retrouver les titres de ces singles sur le triple CD Nuggets From International Artists Label.