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vendredi 3 février 2012

Pour en finir avec le travail


Prolétariat révolutionnaire, voilà bien deux termes qui m'en évoque immédiatement un autre: pléonasme... Aujourd'hui, la novlang politique, tous bords confondus s'acharne à faire un sort à 'prolétariat' et à galvauder 'révolutionnaire'... Gaffe! Si ça continue comme ça, même pléonasme perdra tout son sens... Heureusement que nous sauve un certain sens de la ... situation, amené ici, en 1974, par Guy Debord et quelques amis...

samedi 24 octobre 2009

Marianne Oswald - L'art de Marianne Oswald (1932-1937)

Ce week-end, le Dr Faustroll s'offre un petit changement de registre... Marianne Oswald, de son vrai nom Alice Bloch, née en Lorraine allemande, de parents juifs émigrés de Pologne, démarre sa carrière dans les cabarets berlinois des années vingt puis gagne Paris pour fuir la montée du nazisme. Elle s'y produit régulièrement, interprétant majoritairement les oeuvres de Bertold Brecht et Kurt Weill. Un style atypique, un répertoire tour à tour noir ou décalé qu'elle chante, ou parle, et un phrasé particulier qui seront remarqué par beaucoup d'écrivains, dont Cocteau, Tranchant, Albert Camus, Robert Desnos, et surtout Jacques Prévert, qui en fera la voix inoubliable de sa terrible 'Chasse à l'enfant'...

La place type de Marianne Oswald est une barricade. C'est là que cette petite personne prendrait toute sa signification. Oui, à cette minute où la lanterne rouge des rues barrées change un simple barrage en barricade, met le feu à un bûcher dont l'incendie serait des hommes et des femmes qui flambent du même amour. Alors la tignasse rouge d'Oswald deviendrait le bonnet de la révolte et sa poignante voix juive le signal de la douleur. (Jean Cocteau, 1979)

Elle chante des chansons réalistes, cependant elle dépasse le réalisme, elle ne fait pas semblant, elle transpose, elle taraude l'âme humaine, elle dessine au burin.(Léon-Louis Martin, 1933)