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mercredi 16 décembre 2009

Danny Cohen - Shades Of Dorian Gray


Après trois opus (et demi) du GÉNIALISSIME et trop peu entendu Danny Cohen postés sur ce blog, voici le quatrième, tout aussi exceptionnel que les précédents... Shades Of Dorian Gray, sorti en 2007, a été rattrapé depuis par un Fleas Of A Thousand Dannys plus difficile à dégotter qu'une démo de 'I Wanna Be Your Dog' par Charles Aznavour. Et le Dr Faustroll de dépérir à ne pouvoir se procurer cette perle rare... Si d'aventure, un lecteur avait une piste...

06/01/2010: Fleas Of A Thousand Dannys n'aurait jamais été distribué en CD, mais est disponible en téléchargement sur cdbaby.com, distributeur vendant les disques en provenance directe de groupes et de musiciens indépendants. Cette société semble avoir réussi à éliminer les intermédiaires et peut ainsi rémunérer plus largement les artistes... et voilà, sans surprise, ce nouvel opus de Dany Cohen est magnifique...

mercredi 22 avril 2009

Danny Cohen - We're All Gunna Die

Second album de Danny Cohen (si l'on omet la compilation Museum Of Dannys) sorti en 2005 dans la foulée de Dannyland, We're All Gunna Die, malgré son titre et les thèmes abordés dans plusieurs chansons, n'est pas aussi désespéré qu'il y parait. Même si Danny Cohen continue de nous dresser le portrait d'une Amérique marginale et marginalisée, peuplée de loosers, de poètes laissés-pour-compte et de romantiques cabossés, cet artiste visionnaire nous dit aussi, dans son évangile si particulier, que les derniers seront les premiers et, à l'écoute de ce disque magnifique, on se dit qu'en ce qui le concerne, c'est imparablement juste...

My philosophy was always to make it organic, Captain Beefheart’s songs struck me as being able to do that — there was nothing artificial about it. His music is very much like California vegetation, like chaparral, or Mediterranean vegetation — wildness; even more so than modern jazz, there’s this earthy perfection to it, none of it seemed forced or technological like some avant-garde stuff is. (Danny Cohen, 2003)

mardi 17 mars 2009

Danny Cohen, Mike Boner, Horse Cock Kids - Self-Indulgent Music

Un petit bout du GÉNIAL (et ce sera encore redit ici) Danny Cohen avec Mike Boner et Horse Cock Kids... Ces trois-là se partagent l'ovni Self-Indulgent Music, sorti en 1998, et abordent de manière absolue les questions existentielles (Life After the Blowjob), la philosophie (My Tongue Knows More Than I Do), la géographie (Fuckin' Mississipi), la physiologie (Sweatin' In Your Ass), la physique appliquée (Vacuum Cleaner) et les problèmes de société (Human Mayonnaise). L'Encyclopaedia Universalis d'un rock salement déjanté en treize chapitres!

mercredi 4 février 2009

Danny Cohen - Dannyland

Après Museum Of Dannys, sorte de 'Petit précis d'introduction initiatique à l'univers de Danny Cohen', ce Dannyland, enregistré en 2004, afin d'encore davantage se rendre compte de l'immensité de l'artiste.

Doctor who slapped me alive, wondered
why I never cried, I guess I knew it all
was jive, now I’m living in a sleazy dive
(Motel Sex)

vendredi 24 octobre 2008

Danny Cohen - Museum of Danny's

Punk de la première heure, Danny Cohen débute en 1961, à l'âge de 12 ans, avec le groupe Charleston Grotto, et connait un parcours artistique erratique entrecoupé de longues traversées du désert. Il faudra attendre la fin des années 90 pour voir la sortie, sur Tzadik, le label de John Zorn, de ce Museum of Danny's, reflet de trente années de travail. Mélange de folk déjanté, country hantée, et jazz improbable où se promènent ses (nombreux) démons, ce disque est à l’image de son créateur : halluciné, exubérant, génial. Suivront trois albums plus aboutis, mais qui passeront tout aussi inaperçus : Dannyland (2004), We’re All Gunna Die (2005) et Shades Of Dorian Gray (2007). A la découverte de son œuvre, et pour autant qu'il soit complètement cintré, imbibé, déglingué et toute la panoplie des qualificatifs habituels employés depuis que la critique rock existe, Danny Cohen s'impose comme un compositeur, un arrangeur et un interprète exceptionnel.

Museum of Dannys (1995)